DOMOSYS.ORG

Histoire personnelle

Préambule

C’est un exercice que j’hésitais à faire, et qui me reste difficile.

je suis sujet au syndrôme de l’imposteur

Mais au vu du manque de reconnaissance (voire de soupçons de mégalomanie),
pour au final, en me voyant à l’œuvre, entendre :
“Ah quand même !? Vous êtes compétent.”,
avec un regard qui se baisse, comme aveu de honte de m’avoir si bien pris de haut;
clairement : j’en ai assez.

il aura fallu que j’aie un retour de candidature pour un emploi disant : “Vous n’êtes pas manuel”;
pour me mettre suffisamment en colère pour m’employer à écrire ces lignes.

Et finalement, c’est une rétrospective qui (me) rappelle, ce que j’ai déjà fait.

Alors tant pis si je m’étale de trop : telle est mon expérience, et mon CV ne saurait la représenter.

pour une raison toute simple : j’ai toujours tout fait tout seul par passion

Mon père disait (c’était affiché sur le frigo) :
“Mes décisions sont arbitraires, préconçues, et applicables.”
C’est ce que je me suis imposé à moi-même sans rien attendre en retour :
“Qui m’aime me suive”

Évidemment, ce n’est un comportement ni sociétalement intégrateur, ni professionnellement “spécialisateur”.

Débuts

Mon tout premier programme informatique, c’était en 6ème sur Thomson MO5, en BASIC.

Il s’agissait d’une course de chevaux, en déplacement de sprites.

Ado

Ma mère m’a dit : “l’informatique n’a aucun avenir !” – visionnaire –

Mais elle a consenti à m’acheter un ATARI 520 ST.

J’y programmais en GFA Basic, en apprenant en lisant d’autres programmes pour les comprendre.

J’avais fait un programme qui testait les meilleures possibilités d’un jeu consistant, selon certaines règles, à avoir un maximum de lignes sur un schéma de départ.

c’est comme la Croix-rouge : sur un cadrillage : 4 points par côté, donne la forme d’une croix, et le droit de former une ligne de 5 points, mais uniquement en ajoutant un seul point.

Bonus : un point en plus si la ligne ajoutée ne nécessite pas l’ajout d’un nouveau point.

Plus tard, j’y soudait (véridique), une extension de mémoire, pour le passer à 1Mo

Une fois installée, la carte ne rentrait pas dans la boîte.

Toute une série de condensateurs n’étaient pas soudés.

Et comme l’ “informatique n’avais aucun avenir”, j’ai mixé les deux.

Je faisais clignoter les équipements de la maison à partir du port parallèle de l’imprimante (ça n’existe plus aujourd’hui les DB25…)

FAC

J’avais des copains à l’INSA

Moi j’avais eu un accident de voiture qui a souillé mes inscriptions… Et j’avais un mauvais dossier : trop agité.

Donc je suis entré en DEUG A de Physique-Chimie

… Et donc, passionné d’électronique, je faisais des décodeurs Canal+ pirates à base de µC UVPROM 68705

Il n’y avait pas encore de PCs à l’époque.

Engagement

Pour des raisons personnelles, je me suis engagé dans l’Armée de l’Air -spécialité 2228 : Technicien RADAR-

Dans l’électronique, donc, sur les RADARs ‘23cm’ et SATRAPE à Narbonne, en opérationnel, puis plus tard, spécialisé sur les RADARs TRS-2215 et TRS-22XX de Thomson-CSF. Nous étions une équipe de 8, en suivi d’installation, aux 4 coins de France (Narbonne, Brest, Colmar, Mont-de-Marsan, j’en oublie…)

À Narbonne, nous avions un atelier de réparation d’équipements électroniques (téléviseurs, chaînes HIFI, etc).

Mais de fil en aiguille, de l’électronique, paru l’informatique…

Toujours de la même passion, ayant fait mes preuves, je suis finalement passé administrateur Système et Réseau sous Windows NT (serveur et client), et développeur C++ (Borland Turbo C++)

Formé à la sécurité des réseaux, notamment le chiffrement.

J’ai déployé des serveurs tels Lotus Notes & Domino, avec (clés individuelles)…

Découverte du Libre

Entre ‘96 et ‘98, je sais plus :-P

J’avais entrepris de développer une application en C++ de gestion d’alarmes, afin de moderniser une application qui avait été développée par un ancien de la base, en PASCAL : SYGAL.

J’avais également développé une application pour une gestion des participants à une course à pied.

J’ai passé des mois et des mois à m’acharner sur SYGAL

Et une fois fonctionnelle, je me suis aperçu que les licences m’interdisaient de la déployer librement !

Cherchant une solution, (dans les débuts de l’Internet, sur mon PC à la maison), je suis tombé sur un compilateur libre de droits : gcc.

C’est là que s’est enfin ouverte à moi toute la connaissance partagée du Monde du Logiciel Libre, où la moindre librairie connaissait son pendant de documentation (pour le développement, jusque-là, c’était de la débrouille en quête d’informations !), et avec le code parfaitement lisible !

Le Monde GNU.

Formations

J’ai pu bénéficier de stages UNIX et sécurité des Réseaux au sein de l’Armée.

Mais c’est à la maison que je m’éclatais le plus en autodidacte : tout se passait sur le Net, et le niveau de sécurité sur la Base -dite opérationnelle-, impliquait des accès très restreints -plutôt inexistants !- à l’extérieur.

Pendant qu’il y avait sur l’Internet, toute la documentation, et une communauté d’entraide et de participation, sur les concepts d’un Internet Libre pour des Systèmes Libres.

J’ai débuté avec une distribution Mandrake, puis suis passé assez rapidement à Debian.

Plus tard, j’ai testé FreeBSD et Ubuntu (dans le désordre), mais suis toujours revenu à Debian.

À suivre…